2. Les vitraux du côté droit de la nef : variations autour de l’Eucharistie

Les vitraux de la nef, côté droit.

Les vitraux de la nef, côté droit.

  • Le vitrail de gauche représente l’épisode de la Samaritaine. Jésus, assis sur un puits, s’adresse à la Samaritaine, la main gauche levée vers le Ciel. La femme, tenant dans sa main droite de quoi puiser de l’eau, l’écoute attentivement. Par sa vie donnée, Jésus nous ouvre le salut et devient source de vie éternelle. C’est cette soif de vie éternelle que le Christ éveille dans le cœur de la Samaritaine en se révélant à elle.

« Quiconque boit de cette eau aura soif à nouveau ; mais qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source d’eau jaillissant en vie éternelle. » (Jn 4, 13-14).

Sous cette scène principale, Jésus apparaît à Sainte Marguerite-Marie en prière et lui montre son Cœur sacré. Mais ici, à la place de son divin Cœur, c’est l’Eucharistie que Jésus présente à la sainte. Les couleurs ternes de cette scène nous invitent à nous concentrer sur l’Eucharistie confondue avec le Cœur de Jésus. Le Christ révèle à Sainte Marguerite-Marie que l’Eucharistie est le don du Sacré-Cœur qui va «jusqu’au bout de l’amour» (Jn 13, 1).

« Voici ce Cœur qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu’à s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par leurs irrévérences et leurs sacrilèges, et par les froideurs et les mépris qu’ils ont pour moi dans ce sacrement d’amour. » (Jésus à Sainte Marguerite-Marie, le 16 juin 1675, pendant l’octave de la Fête-Dieu).

  • Au centre, le Christ apparaît en gloire, entouré de deux disciples. Auréolé du nimbe crucifère qui rayonne de sa lumière divine, il surplombe dans son éternité une scène d’adoration eucharistique. Il semble séparé de cette scène de piété populaire temporellement et spatialement, par le sol rocheux sur lequel il se tient avec ses deux disciples qui se prosternent devant lui. Il porte dans ses mains du pain, qui rappelle la Multiplication des pains et annonce le don de son corps livré en Nourriture. Sous cette apparition hors du temps, le peuple chrétien, de dos, est tourné vers le Saint-Sacrement exposé sur l’autel.

Sous cette scène principale, l’Arche de l’Alliance, entièrement recouverte d’or, est portée en majesté par deux anges à genoux. L’Épître aux Hébreux nous apprend que l’Arche, qui se trouvait dans le Saint des Saints, contenait les Tables de la Loi, mais aussi « une urne d’or contenant la manne » (He 9, 4). Pain du ciel que Dieu a envoyé à son peuple pendant la traversée du désert, la manne préfigure le vrai pain de Vie, l’Eucharistie que nous a donnée le Christ, qui a scellé avec le monde une Nouvelle Alliance.